samedi 18 mai 2013

Contes libertins : Peau d'âne

J'avais, à une époque, pensé à détourner quelques contes classiques pour en tirer des morales tout à fait autres sur le libertinage. C'était il y a quelques années et, comme vous le savez si vous me lisez depuis longtemps, je ne l'ai jamais réalisé.

Or, j'ai aujourd'hui envie d'écrire une critique de film qui repose en partie sur l'un de ses contes libertins non-écrit. Donc, paf, je suis obligé de m'y mettre.

Bon, ça va être rapide, je ne vais pas vous rappeler le conte, non ? En résumé : le Roi cherche à se remarier, mais la seule femme du royaume qui est aussi belle que feu la Reine, c'est sa fille, la Princesse. Celle-ci refuse le mariage, puis accepte à condition d'avoir une robe couleur du Temps, puis le la Lune, puis du Soleil, à chaque fois dans l'espoir qu'il n'y parvienne pas. (Sauf qu'il y arrive, mais le reste du conte ne nous intéresse plus, surtout quand la marraine fée débarque en hélicoptère.)



Ce conte libertin s'adresse aux hommes qui ont réussi à convaincre leur femme de libertiner avec eux, mais qui ont du mal à régler les derniers détails. Ils sont le Roi, et leur femme qui accepte en opposant des conditions irréalistes, est la Princesse Peau d'âne. Oh, elle veut bien libertiner, mais pas dans un club libertin, c'est sale et on risque de croiser les voisins. Pas chez nous non plus, c'est notre nid et je ne veux pas d'autres personnes dans le lit conjugal. A l'hôtel ? C'est trop trop impersonnel et on passerait pour quoi ? Etc.

Aucune solution n'est envisageable. La Princesse Peau d'âne dit oui ... mais elle pense non.



La morale de l'histoire, c'est que si le Roi insiste trop et répond à ce qu'elle dit plutôt que ce qu'elle veut dire, il risque de ne lui laisser que le choix du conte : s'enfuir dans la forêt.


13 commentaires:

  1. Hélas pour le Roi, Peau d'Ane semble faire pas mal d'émules , qui ne font que fanstasmer... Pauvre Roi...

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    1. Ca, je ne vous le fait pas dire. Je ne compte plus les lièvres (cousins du lapins !) que j'ai soulevé depuis quelques temps.

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    2. Oui, c'est un fantasme bien excitant pour de nombreuses femmes...Il faut savoir les assumer...

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    3. Pas facile. Surtout qu'on se demande si le fantasme n'est pas plus agréable que la réalité, en fin de compte ! :)

      Et vous, avez-vous franchi le pas ?

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    4. oui... et j'en suis ravie..

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    5. J'en suis heureux pour vous, et pour votre Roi ! :)

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    6. Merci .... ;-)

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  2. Vous avez un souci avec les lapins ?

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    1. Pas tant avec les vrais lapins qu'avec leurs cousins : les lièvres, qui cessent de répondre quelques jours avant un rdv ...

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  3. Je trouve que c'est une lecture/ré-écriture assez curieuse du conte.
    Si Peau d'Âne ne veut pas passer à l'acte, c'est parce qu'elle n'est pas départie, contrairement à son père qui n'écoute que son désir, du tabou de l'inceste.
    Or voyez-vous, ceux (nombreux dans le milieu libertin) qui se fanfaronnent "sans tabou" feraient mieux de revendiquer les tabous que, fort heureusement, ils ont quand même.

    Par ailleurs, il me semble qu'il existe au moins une version primitive du conte où, à la fin, le père et sa fille finissent par se marier et à vivre heureux...

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    1. J'ai la même lecture du conte, me semble-t-il. Ce qui m'intéresse dans cette histoire, c'est la façon que Peau d'Âne a de dire non sans le dire, plutôt que ses raisons. (Et elle a raison.) De même, je suis convaincu que tout le monde n'est pas fait pour le libertinage.

      Tout à fait d'accord sur les tabous. Je lisais encore tout à l'heure une fiche où l'on pouvait lire : "Je n'ai AUCUN tabou, sauf ..." suivi d'une longue liste de tabou. :)

      Nous en avons tous, et encore heureux.

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  4. Connais-tu ce livre ?
    http://www.amazon.fr/Contes-faire-rougir-petits-chaperons/dp/2070381404

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    1. Non, je le découvre. Intéressant... J'avais aussi écrit une version cochonne du petit capuchon rouge, dans ma jeunesse. Je serai curieux de lire la sienne.

      Tu l'as tu ?

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