Accéder au contenu principal

Une semaine après

Peut-on mettre un terme à vingt-cinq ans de mélancolie en une seule journée, juste parce qu'on en a lu la définition sur Wikipedia, que l'on sait exactement de quoi on souffre et contre quoi lutter ?

Cela paraît optimiste.

Pour autant, j'ai passé une excellente semaine. J'ai bien dormi, sans rechigner à me coucher, ni être victime de rêves angoissants. Au contraire, une nuit, j'ai même été réveillé par une crise ... de fou rire ! C'est la première fois que ça m'arrive, c'est franchement étonnant. (Mon rêve n'était même pas particulièrement drôle, une histoire de salle de classe qui bascule...)

J'ai fait un peu de sport. (Pas beaucoup, et ça m'a fait mal aux fesses... A cause des courbatures, bien sûr ! A quoi pensiez-vous ?)

J'ai fait plus attention à ce que je mange. (Mais quels sont ses choses vertes ? Des légumes, vous dites ?)

J'ai recontacté mes fleurs, histoire de rompre l'isolement dans lequel je m'enfonçais depuis fin janvier. Ce qui a donné lieu à des retrouvailles aussi éreintantes que satisfaisantes. Vivement la suite !

Oh, et j'ai été dans un sauna gay... Une chouette aventure aussi. (On s'est retrouvé à trois dans une alcôve de un mètre sur deux. Visiblement, les gays baisent debout !)

Bon, au niveau du travail, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes. Ce que je fais actuellement ne me suffit pas pour vivre, hélas. (Heureusement que j'ai des réserves.) Il va falloir que je prospecte, et peut-être que je fasse preuve d'un peu d'ambition (gasp). Ou, au pire, de réalisme (re-gasp). On verra bien.

Bref, j'ai déjà eu des périodes de pêche, qui se sont toujours avérées passagères et ont été entachées par des rechutes plus ou moins graves. Mais j'ai l'impression que cette fois, c'est différent. Que j'ai vraiment appris à hausser les épaules face aux difficultés de la vie, à relativiser mes peurs et à maîtriser ou accepter mes défauts. J'espère que je ne me trompe pas.

Et en plus, c'est le printemps. Que demander de plus ?

Commentaires

  1. Montée de sève du printemps ? :-)
    Content de vous lire en pleine forme !

    RépondreSupprimer
  2. haaa, ben ça fait plaisir :)

    RépondreSupprimer
  3. vu ce que disent un couple d'ami Gay des clubs du même nom, oui ils baisent debout et c'est plutôt cru comme sexualité :)

    RépondreSupprimer
  4. SI tu trouves la recette contre les crises d'angoisses, je suis preneur, car pour moi ça s'empire ...

    RépondreSupprimer
  5. Nice work ! bonne continuation...
    cueillez, cueillez les roses (et autres fleurs) de la vie...

    RépondreSupprimer
  6. juste un petit détail... "les gays baisent debout"... et les libertins sont tous nymphomanes, et les filles sont toutes bi, et...

    RépondreSupprimer
  7. Matou : le printemps aide, c'est sûr, avec le retour du soleil et des jupes. Mais c'est aussi plus profond, et c'est bon !

    Mamzelle iLis : Oui ! ;)

    Goormand : cru au sens direct et sans fioriture, c'est aussi ce que j'ai constaté. Par contre, beaucoup plus sensuel, moins brut que l'image que j'en avais. Très agréable en tout cas :)

    M.Noir : j'imagine qu'il existe des dizaines de types de crises différentes. Pour les miennes, qui sont essentiellement sociales, j'ai découvert un truc pour m'aider : l'auto-myopie. C'est-à-dire que je m'oblige à ne pas regarder les gens autour de moi, en dehors d'un cercle d'environ un mètre. Je me concentre sur moi, plutôt que sur cette source d'agression potentielle que sont les gens dans un lieu peu familier.

    Si je ne fais pas cet effort, je passe mon temps à scruter autour de moi, à analyser les comportements pour "situer" les gens, à être à l'affut, etc. J'ai un comportement de proie autour du point d'eau, et c'est une grosse source de stress. Stress que l'auto-myopie m'aide à atténuer.

    Libert_ine : Merci ! Je cueille, je cueille ... :)

    Libert_ine : Il n'y a pas de volonté de généralisation dans mon propos. Je voulais juste dire qu'on trouve au Sun City (un sauna gay donc) un format d'alcôve différent du Moon City. Rectangulaires (longues, étroites et hautes) dans l'un, plutôt carrées (et parfois basses) dans l'autre. Et il se trouve que nous sommes effectivement resté debout...

    RépondreSupprimer
  8. j'ai aussi parfois des crises de rire pendant la nuit qui me réveille..j'adore!

    parfois ça s'arrête les angoisses et même que ça se soigne. ET pour l'avoir vu plusieurs fois, je te demande de me croire. c'est un long travail mais on y arrive!
    et puis comme tu dis à M. noir, on trouve des recettes..

    RépondreSupprimer
  9. Il y a donc de fortes chances pour que tu sois dans une forme olympique à l'heure qu'il est, avec un moral d'acier et des fesses coordonnées ...
    Ce serait bien.
    Jour J-2 virtuellement et J-4 pour plus concret.
    Bises

    RépondreSupprimer
  10. Chez vous aussi, le printemps fait des siennes ?

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Fin, et suite

Ce vendredi a eu lieu le 66e apéro (qui portait le numéro 65, mais il y a eu deux numéro 61). Pour de multiples raisons, ce sera le dernier que j'organise. C'est la larme à l'œil que je suis sorti du bar pour la dernière fois, après avoir refermé cette page de ma vie. À quelques jours près, cette date marque aussi le dixième anniversaire de mes débuts libertins. Mais depuis deux ans, je m'interroge. Suis-je encore libertin ? Bon, en fait, la réponse est évidente : "oui". Mais c'est la question qui est mal posée. Ai-je encore envie de libertinage ? Et là, c'est plus compliqué. Clairement, j'ai toujours les mêmes rêves qu'à mes débuts. Rencontrer des femmes libérées, me sentir désiré, m'éclater à plusieurs, vivre des soirées décomplexées, m'épanouir dans une relation amoureuse et libertine à la fois. Mais justement, j'ai toujours ces rêves et je ne suis pas plus prêt de les réaliser qu'il y a dix ans. Certes, j'ai renc...

Apéro libertin de M. Chapeau - Vendredi 13 Octobre 2017

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, pas pour sexer. La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. L'inscription sur fait sur mon nouveau site : aperoslibertins.fr ! L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations. À bientôt !