vendredi 16 juillet 2010

Brève de vie

"- Au revoir, maman ; je t'aime fort fort fort ! Au revoir, Homme en Noir, je t'aime fort fort fort !" dit ma fille alors que je l'emmène en vacances. Petit pincement au coeur.

Mais bizarrement, pas plus. J'ai reconnu une source de grande douleur potentielle, mais elle n'est pas venue. Etais-je insensibilisé par la fatigue, exalté par la joie de revoir mes enfants, ou tout simplement en train de guérir de cette blessure ?

Un homme divorcé me disait plus tôt dans la journée que l'on finit par s'habituer à ne plus vivre avec ses enfants. Que l'on trouve un autre rôle, sans être présent au quotidien. Que les souvenirs, autrefois joyeux et maintenant teintés d'amertume, s'effacent.

Deux semaines de plage, de zoo et d'aquarium devraient aider à créer de nouveaux souvenirs, histoire de pousser les anciens dans les combes et dans les caves. Histoire aussi de nous rappeler, à moi comme à eux, que je suis toujours père.

2 commentaires:

  1. Surtout que Père ou Mère, on le reste de toute façon toute sa vie, même sans aller au zoo ou à l'aquarium.
    Mais je conçois que ce soit compliqué à gérer au quotidien dans une séparation. Vous trouverez votre équilibre, j'en suis sûre. Courage. ;)

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  2. Ah oui papa ou maman est une place unique, et c'est inestimable de pouvoir constater que celui qui "prend le relai" est quelqu'un de bien, que vos enfants apprécient...
    Ce billet me touche particulièrement aujourd'hui, je verse ma petite larme...et je me relève, en me disant qu'il faut capitaliser sur ces bons moments et penser aux prochains et non pas à celui qui me déchire actuellement, ce moment où je n'ai pas ma fille et je voudrais tant la serrer dans mes bras.
    Hier à l'aquarium, demain au zoo....Chin up!

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