lundi 9 novembre 2009

Algèbre libertine (1)

Ou : comment fait-on à plusieurs, exactement ?

Le sexe à deux, ça va, je maîtrise. Enfin, j'ai les bases quoi, restons modeste. Mais à quatre, comment cela se passe-t-il ? J'ai beaucoup lu sur le sujet, j'ai même tâté de la chose, et pourtant, je reste dans le flou. Et si nous étudions la question de façon raisonnée, mathématiquement pourrait-on dire ?

Posons deux couples libertins, M. et Mme Vert et M. et Mme Jaune. Plus précisément, posons-les sur un grand lit rond.

Admettons également que l'on puisse relier deux partenaires par des lignes hachées (représentant les contacts softs, les caresses) ou des lignes continues (représentant les relations hards, les pénétrations). [ On notera en passant que la limite entre soft et hard n'est pas la même pour chacun. Elle fait l'objet de négociations séparées, distinctes de celles fixant la configuration souhaitée. Mais nous éluderons cette question, pourtant passionnante, dans le cadre de notre problème d'algèbre. ]

Pour cela, je vais faire des petits dessins, qui valent mieux que de longs discours. Voici les schémas correspondant aux termes "classiques" du libertinage :

Le côte-à-côtisme.

Le mélangisme.

L'échangisme.


Comparées aux possibilités théoriques, ces configurations simples ne sont que la partie immergée de l'iceberg libertin. Et surtout, elles ne correspondent qu'à des moments dans le temps. Lors d'ébats à 4, ce sont en fait plusieurs configurations qui vont se succéder. Et chaque succession de configuration est une forme à part entière de libertinage. C'est là que l'algèbre commence !

La suite au prochain numéro ...

12 commentaires:

  1. Pour mélangisme, j'aurais mis des lignes verticales pleines.
    (Ah, j'ai toujours eu la bosse des maths !)

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  2. Et de mon point de vue j'ajoute dans les deux derniers cas qu'une croix de plus est nécessaire, pas indispensable mais envisageable!
    Bises
    Anis

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  3. et les diagonales entre filles? j'espère que tu vas y penser!

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  4. En effet il manque quelque possibilités ! vivement la suite ... a quand la théorie ?

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  5. J'ajouterais volontier dans le schéma echangiste des lignes entre les deux partenaires aussi :) De plus les improbables rapports bi existent aussi ;)

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  6. Euh, je peux dire une connerie ? Le mélangisme ne peu-il pas devenir, à un moment, de l'échangisme (désolé je suis une buze en maths)

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  7. Comme une image : j'en mets aussi dans le deuxième billet de cette série. (Déjà écrit, il sera publié mercredi.)

    Miss Anis : j'ai hésité à présenter tous les cas de façon exhaustive, mais ils sont trop nombreux (rien que pour la bisexualité, cela multiplie le nombre de variantes par 4 : sans, fbi, hbi, les 2 bi). Donc, j'ai fait au plus simple, en réduisant chaque figure à ses éléments minimaux, charge au lecteur de compléter par lui-même.

    Ella : j'y pense, j'y pense ! Mais pas trop, sinon je risque la surchauffe :)

    X-Addict: eh bien, j'ai trois billets d'énumérations, ce qui ne m'a pas laissé de temps (et d'énergie) pour la théorisation. J'y reviendrais peut-être plus tard.

    Deftones75 : oui, bien sûr. Comme je le dis à la fin, dans une rencontre réelle, on passe par plusieurs configurations. Les ébats peuvent parfaitement commencer par un schéma, passer par un autre et finir par un troisième.

    Par contre, si les participants se définissent comme mélangistes, ils n'accepteront à priori pas de pratiquer l'échangisme.

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  8. C'est tout de même un brin "chirurgical" comme analyse... ;-)
    J'ai été sidérée par les "castes" et autres étiquettes, par les divers protocoles existants en pénétrant dans ce milieu.

    Alors moi je suis "caliniste" et adaptable.
    ça existe ???

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  9. Selina : non, non, non, ce n'est pas chirurgical, c'est algébrique ! :)

    L'inventaire a quelque chose de rigolo à faire. Enfin, je me suis bien amusé. Je ne vois pas tellement ça comme des étiquettes strictes. Je préfère être adaptable, selon les affinités et les envies du moment, plutôt que m'obliger à suivre un scénario pré-écrit.

    Cependant, tout le monde n'est pas ouvert à tout à priori. Beaucoup de couples s'engagent dans le libertinage avec des limites stricts, communes ou imposées par l'un des deux. Pour eux, la terminologie et les étiquettes sont importantes. Du coup, il vaut mieux connaître et comprendre ces étiquettes pour pouvoir communiquer efficacement avec ces couples (et ne pas faire de bévues).

    C'est moins une question de "castes" (ce qui évoque une imagerie assez négative), que de réalité du terrain :)

    "Câliniste" : ça n'existe pas à ma connaissance, mais ça devrait ! :p

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  10. Eheh, rigolo mais comme les autres, je trouve que ça manque de pointillés ;). Bon d'accord ça permet d'expliquer la base pour commencer !

    Quelle idée de tout vouloir formaliser tiens ^^

    Bises,

    Mely

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  11. Mel'Ody : formaliser est un jeu, avant tout. Mais cela permet aussi des découvertes intéressantes ! Après tout, la recherche fondamentale nous a donné le moteur à essence, l'électricité et les rayons X ... Qui sait ce qu'elle peut donner dans le domaine de la sexualité ?

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  12. On peut être matheuse (ce qui est mon cas) et ne pas encore avoir compris les régles du à plus de deux ! Je me dépêche d'aller lire la suite de la démonstration.

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